Pierre-Joseph Redouté

Redouté couverture  Rosa églanteria 1  Rosa églantéria 2 

L'ouvrage, lors de sa publication, était livré en quarante fascicules. Chaque fascicule était composé de quatre planches tirées en couleur et retouchées au pinceau sur papier vélin superfin, avec un texte explicatif de la main de Thory (description du rosier, de la fleur, origine, conseils de culture). Les planches ont été réduites, gravé et colorées, avec beaucoup de talent, par des artistes sous le regard de Redouté.
La société Départementale d'Horticulture de Seine Maritime (anciennement Société Centrale d'Horticulture de Seine Inférieure) a déposé au centre de documentation de l'Agence, en 1982, de 25 livrets de l'ouvrage. Il s'agit des livrets n°2 – n°24, n°26, n°27. Les livrets ne sont pas dans un très bel état, toutefois, les gravures sont restées de très grande qualité. Les détails y sont très précis et les couleurs sont restées éclatantes. Ce sont des gravures originales, d'époque, et non des copies, comme cela peut souvent être le cas. En effet beaucoup des originaux des "Roses" de Redouté ont disparu ou ont été brûlés.

 

rosa lutea et indica

Rosa lutea et indica

rosa gallica regallis

rosa gallica regallis

 

On peut découvrir la représentation de la première rose créée par une femme (non épouse de rosiériste), il s'agit de la Rosa indica (Rosier Bengale bichonne).

 

En complément : Les roses normandes



Durant le XIXe siècle, la Normandie s'est passionnée pour les roses, plus 600 variétés y ont été créées durant plus d'un siècle. Ces roses ont été obtenues par des professionnels, (citons les plus renommés : Prévost et Garçon à Rouen, Orger à Caen), mais aussi par des amateurs. Au total c'est près de 50 obtenteurs qui ont contribués à enrichir le tableau des roses normandes.
Prévost Fils, né en 1787, était professeur d'horticulture et de botanique à Rouen et pépiniériste à Bois-Guillaume où il cultivait 1100 variétés de roses en 1830.

Il créa une quarantaine de roses dont : "Gracilis" et "Camélia Rose". Il publia en 1829/1830 un catalogue décrivant ses roses cultivées, cet ouvrage est resté une référence en matière de roses anciennes. Nous devons à Orger plus de 100 variétés, dont "Tangrède", "Mme Pierre Oger" et "Jean Lelièvre". Garçon a obtenu entre autre : "Mme Issac Pereire", "Préfet Limbourg" et "Boieldieu".
De 1820 à 1850, le marché des roses à Rouen était considérable, plus de 2000 roses y étaient commercialisées. Les roses crées en Normandie ont été plusieurs fois présentées à des concours et expositions locales mais aussi à l'Exposition Universelle de Paris. En 1867, Rouen y reçut le 1er prix pour l'obtention de roses grâce à Garçon.
Sur les 600 roses normandes crées au cours de XIXe siècle, Daniel Lemonnier en a retrouvé 70 qui sont regroupées dans la roseraie "Roses de Normandie" à Beaumont-le-Hareng. Au début de ses recherches, Daniel Lemonnier n'a retrouvé dans le commerce que 6 roses normandes mais, c'est grâce à des recherches considérables qu'il a pu regrouper ces 70 variétés du patrimoine normand.
Dans cette roseraie sont également regroupées des roses dont le nom évoque la Normandie, nous pouvons y découvrir "Jeanne d'Arc" et "Robert le Diable" pour les roses anciennes (crées avant 1920) mais aussi "A Caen la Paix" et "Jardin de Giverny" pour les variétés modernes. La roserie bénéficie de l'agrément du CCVS (Conservatoire Français des Collections Végétales Spécialisées).
La roseraie est ouverte au public les week-ends du 14 juin au 14 juillet.

rosa indicata

 

 

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