Si

Si j’avais un arpent de sol...


 Qoui ! vous me demandez ce que je voudrais faire
 Un jour si d’aventure, il venait à m’échoir
 Quelque lot formidable ; hé bien, vous allez voir,
 sauf à rire-en-amide ce que je préfère.

 Un abri sûr ; un parc assez vaste qu’enserre
 sa solide clôture ; un beau lac où, le soir,
 La lune se reflète ainsi qu’en un miroir :
 Un bosquet où gazouille un filet d’eau bien claire.

 Bordant une pelouse à la fraîche toison,
 Des sentiers sinueux et des fleurs à foison,
 Aux parfums pénétrants, aux couleurs chatoyantes.

 Mais des roses surtout, des roses par milliers,
 Si belles quand l’aurore aux lèvres souriantes
 Caresse leurs contours et nos sens éveillés ;


Joséphin Soulary

 

 
Poésie parue dans le journal de la Société régionale d’horticulture du nord de la France.

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