Mélancolies d'automne

Parfois, au mois de juin, les roses remontantes,
 Surprises par l’éclat amoureux du soleil,
 Jettent, dés le matin, leurs robes éclatantes
 Et leur souffle emporté jusqu’au midi vermeil.

 Elles meurent avec leur fragrances latentes,
 Eprises de langueur mystique de sommeil,
 Laissant sur l’arbrisseau des soeurs moins inconstantes
 Que l’automne fleurit à son dernier sommeil ;

 Je sais des coeurs aussi qui, pareils à ces roses
 Brisés par le dégoût et les ennuis moroses,
 N’ont pu dans leur avril, donner de floraison

 Coeurs peuplés de chansons et de voix argentines,
 Qui gardent en secret, tels que les églantines,
 Un germe radieux pour l’arrière saison.


J. C.

 

 
journal des Roses d’août 1897

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