La nature en fête

Dans l’air frémisant parfumé de sève,
 l’alouette monte et plane en chantant ;
 Le clair ruisselet jase en serpentant
 A travers les prés, sans repos ni trêve.

 La plante blondit, le soleil achève
 Son oeuvre d’amour ; l’éther palpitant
 Egrène la vie, et le coeur entend
 Comme des voix d’or flotter dans un rêve.

 C’est l’été joyeux constellé de fleurs,
 L’étincellement de mille couleurs ;
 C’est, noble et béni, le règne des Roses.

 O gai matin, né de la tiède nuit
 Le sol rajeuni se pare où tu poses
 Ton chaste baiser qui charme et séduit.

 
 A. Lebrun

 

 
Journal des Roses juillet 1901
A. Lebrun de la Société régionale d’Horticulture du Nord de la France

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