Idolatrie

Sur presque tous les points de ce terrestre globe,
 Partout où jusqu’ici s’est porté l’oeil humain,
 L’onde où le sol pourvoit à chaque lendemain,
 Des êtres qu’y retient le sourire de l’aube.

 Qu’ici le soleil flambe et là-bas se dérobe,
 Que la douce lumière éclaire le chemin
 Ou que l’ombre l’efface, une invisible main
 Soutient la vie intense et sombre du microbe.

 A d’immuables lois l’équilibre éternel
 Obéit, et se fond dans un tout solennel
 D’universel amour et d’immense harmonie.

 L’antiquité païenne avait divinisé
 La Rose ; j’en ai fait mon idole bénie,
 Comme on aime un dictame offert au coeur brisé.


A. Lebrun

 

 
Journal des Roses Janvier 1908

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