Eternelle jeunesse

 Aux siècles reculés, aussi loin qu’on remonte
 De la chaîne des ans les chaînons ténébreux,
 Le dédale devient de plus en plus scabreux ;
 Un vague doute étreint la pensée et la dompte.

 Dans les faits recueillis, légende, histoire ou conte,
 Chaque âge différent s’est montré généreux
 De rêves s’ajoutant aux thèmes si nombreux,
 Où tant de merveilleux trouvait déjà son compte

 Dans le fatras antique où l’esprit se débat.
 Le penseur livre aux Temps un incessant combat,
 Leur demandant où, quand, comment naquit la Rose.

 Rien ne répond. Les ans ont gardé leur secret ;
 Mais si d’un long passé la porte reste close,
 La fleur n’a rien perdu de ses divins attraits .

A. Lebrun

 

 

Journal des roses

janvier 1911

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