Celle que j'aime

 "Et moi je t’aime,
 Plus que moi-même,
 Tourment suprême,
 Suprême bien.
 A. L. (Fleurs d’automne)"

 Je veux dire bien haut comme elle est belle et bonne,
 Et chanter dans mes vers l’éclat de sa beauté.
 Oh ! ne vous riez pas de ma simplicité ;
 Pardonnez à l’amour ce qu’il faut qu’on pardonne.

 A son charme puissant fait de sa grâce mignonne
 Qui captive le coeur, je n’ai pas résisté,
 Tant ses attraits semblaient, par leur diversité,
 Nimber son front, brillante et fragile couronne.

 Fière et svelte, elle ondule au souffle du zéphir ;
 Sa robe aux tons changeants, d’où s’exclut le saphir,
 S’offre au baiser rêveur de l’aurore attendrie.

 Quand sur ma lèvre émue est suspendu ton nom,
 Ma bien aimée, ô fleur entre toutes chérie,
 Dis-moi, Rose sans prix, faut-il le taire ? Non.

 
 A. Lebrun

 

 

 Journal des Roses Novembre 1901
 A. Lebrun de la Société régionale d’Horticulture du Nord de la France

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×