Ghislaine de Féligonde

(1914 – 1994)

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Il existe deux versions de l’histoire de Ghislaine de Féligonde.

 

La légende raconte que cette ravissante rose a été nommée d’après une héroïne française de la Première Guerre mondiale.

Elle est évoquée dans The Rose Manual du Dr J.H. Nicolas dans les années 1930.

C’est Eugène Turbat qui fut maire d’Orléans puis sénateur sous la IIIe république qui aurait ainsi expliqué l’origine du nom de cette rose : un jeune officier, le comte de Féligonde, grièvement blessé pendant les combats, fut laissé pour mort sur le champ de bataille, personne n’ayant le courage de se porter à son secours.                                                                                                                                                                                                                         Son épouse, Ghislaine, partit à sa recherche une fois la nuit tombée, le trouva, le mena en lieu sûr et le soigna jusqu’à ce qu’il se rétablît.

Bientôt promue au statut d’héroïne, elle fut honorée par cette superbe fleur.

Cependant, comme la véritable Ghislaine de Féligonde (1914-1994) n’avait que deux ans quand la rose fut introduite en 1916 , il est hautement improbable qu’elle soit l’héroïne de cette légende. L’autre version est plus vraisemblable.

Ghislaine était la fille du comte de Féligonde et d’Odette de Martel. Ce serait l’architecte paysagiste Jean Claude Forestier (1861-1930), ami du comte, de son épouse et d’Eugène Turbat, qui aurait proposé de baptiser ainsi la fleur.

En 1907, Forestier créa le Concours international de roses nouvelles de bagatelle, qui s’y tient depuis tous les ans. En 1916, Turbat y inscrivit une rose qui ne portait qu’un simple numéro d’identification.

Jugée digne d’un certificat de mérite, cette plante ne pouvait recevoir le prix sans avoir de nom. Forestier proposa alors de nommer la rose d’après la fille de ses amis.                                                                                                                                                                                                                           Ainsi Ghislaine devint-elle la marraine d’une rose.

Ghislaine de Féligonde repose au cimetière de Logron, le village voisin du château familial de Chantemesle, en Eure et Loir.

Le mur de la chapelle du cimetière s’orne d’un superbe rosier ‘Ghislaine de Féligonde’.

 

Le rosier Ghislaine de Féligonde est un multiflora, introduit en 1916 par Turbat (Orléans).

Origine : Rosa ‘Goldfinch’ x jeune plant de Multiflora.

 

Source : des femmes et des roses – 2012

 

 

Détail des fleurs.

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Vue d’ensemble.

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