Salut, Reine des Fleurs !

La brise se jouait, légère et parfumée,
 Sur l’aile des zéphirs, joyeux enfants de l’air ;
 Le soleil, tamisant les ondes de l’éther,
 Donnait au ciel de juin sa grâce accoutumée.

 Le printemps s’achevait ; Flore, sa reine aimée,
 Partout resplendisssait, semant, comme un éclair
 Dans toute la nature un bon sourire clair,
 Dont l’âme s’enivrait, divinement charnée.

 Dans le scintillement magique de ces fleurs
 Si belles, s’étageait la gamme des couleurs ;
 Autour d’elles flottaient de subtiles essences.

 Les Roses captivaient et les coeurs et les yeux
 Par les attraits divers de leurs inflorescences
 Et leurs suavités, seules dignes des dieux.

 

A. Lebrun

 

 

Rosa, Inter Flores

Journal des roses

juin 1910

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