Roses noires

A mes nuits il faudrait de grandes roses noires,
 Des roses d’un noir bleu, de points d’or parsemé,
 D’un impossible noir étrange et sublimé,
 Hors de nos sept couleurs, hélas ! obligatoires ;

 Des roses avec des parfums évocatoires
 Comme une vague odeur d’ambre chloroformé,
 Versant le saint repos, large inaccoutumé,
 Profond, bercé pourtant aux songes des victoires.

 De ces roses alors couvrant mon lit trés doux,
 J’oublierai les méchants et les destins jaloux,
 Et l’éternel combat si triste de la vie.

 Car avant les bonheurs de mon dernier trépas,
 J’écrirai sur ma porte interdite à l’envie :
 "Je dors jusqu’à mourir. Ne me réveillez pas."


Duc de Pimodan

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