Rosa canina

Le long d’un vert sentier frangèe de pâquerettes,
Tout prés de la prairie où l’ombre s’étendait
A l’approche du soir, mon regard s’attardait
Sur des fleurs entr’ouvant leurs simples collerettes.

Oui, simples, en effet. C’étaient d’humbles pauvrettes,
Belles dans leur pâleur. Le passant se gardait
De l’épineux buisson qui seul les défendait.
-Et leur nom ?- Eglantine.- O mignonnes fleurettes !

Vous, les petites soeurs des Roses du bon dieu,
Laissez-vous contempler par le papillon bleu.
Offrez votre corolle à son baiser volage.

Si jeunesse éphémère et fragile beauté
Hélas ! comme pour lui, sont tout votre apanage,
Hâtez-vous d’en jouir...l’espace d’un été.

"Sous ce titre nous trouvons la gentille poésie suivante, publiée dans le Journal de la Société régionale d’horticulture du Nord de la France et dûe à la plume de M. A. Lebrun"

A. Lebrun

 

 
Journal des Roses Juillet 1897

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