Poésie

Quand devant moi s’ouvrait cette aube qui s’émiette
 Trop tôt,l’adolescence heureuse, sans un pleur
 Pour l’assombrir, déjà mon rêve envahisseur
 Epelait du Grand-Tout la grande silhouette ;

 Dans le chant de l’oiseau, pinson, linot, fauvette,
 Dans le clair gazouillis du ruisselet berceur,
 Dans le doux regard de la plus humble fleur,
 Dans le plus pur sourire où l’âme se reflète.

 Et maintenant que j’ai contemplé de plus prés,
 Dans la marche des temps où sombrent nos regrets,
 Et la nature immense et son oeuvre féconde ;

 Parmi tant de beautés captivant notre coeur,
 Je cherche encor s’il est une merveille au monde
 Qui surpasse la Rose et son charme vainqueur.

Le coeur troublé s’émeut, la timide raison
 Tremble et se tait, l’oeil fuit ce sinistre horizon ;
 Plus puissant qu’eux, sur eux le doute a son empire. "A. L."

A. Lebrun, de la Société régionale d’Horticulture du Nord

 

 
Journal des Roses d’Août 1899.

 

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