Musique ailée

Non, pas d’illusions sur mon jardin modeste
 Où, souvent, l’herbe tente un assaut des Rosiers.
 Venez m’y voir, c’est bien, puis, quittant mes sentiers,
 Emportez quelques fleurs, du meilleur choix, du reste.

 Il n’est pas grand ; son site est gai sans être agreste ;
 Mais j’aime quand, le soir, loin de des sommets altiers,
 La chanson des bulbuls aux flexibles gosiers
 Verse une sérénade à la flore céleste.

 Et de l’aube au déclin de l’astre radieux,
 D’autres font vibrer l’air de mille accents joyeux ;
 Et out semble applaudir ces ardents virtuoses ;

 Que disent au ciel bleu leurs transports délirants ?
 C’est un hymne au soleil qui fait naître les roses,
 Pour le bonheur si pur des petits et des grands.


A. Lebrun, de la Société régionale d’Horticulture du Nord

 

 
Journal des Roses novembre 1900

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