Mon rêve

Je crains bien que jamais il ne se réalise
 Ce beau rêve insensé, qui m’obsède pourtant,
 Un mythe insaisissable, un nuage inconstant
 Que sa tiède haleine a déformé la brise.

 Le voici. Supposons, puisqu’on hypothétise
 Tant de choses, que j’aie un domaine...important.
 Certes je l’aimerais. Qui n’en ferais autant ?
 Le ciel du Nord me plaît, malgré sa teinte grise.

 Accessibles à tous, grottes, rochers scabreux,
 Ruissellerait de Fleurs où trônerait la Rose.

 Couronnant tout, massifs, berceaux et tertres verts,
 Sa beauté captivante, où le regard se pose,
 Souriait au soleil, sous les cieux grands ouverts.


On peut bien quelques fois se flatter dans la vie
 Collin d’Harleville


A. Lebrun

 

 
Poésie de A. Lebrun de la Société régionale d’horticulture du Nord, parue dans le journal des Roses de Février 1900.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×